De la poésie sous un tilleul

Ces derniers jours, la poésie était à l’honneur à Aiglun, paisible village de la vallée de l’Estéron, perché sur un promontoire surplombant la rivière et sa belle clue. Au terme d’une route étroite et sinueuse, on arrive en vue de ce village typique de l’arrière-pays grassois. C’était au-dessus de la place centrale, à proximité du lavoir et sous l’ombre rafraîchissante d’un tilleul, que les poètes s’étaient donné rendez-vous, sur l’invitation de Patrick Quillier, poète et professeur à l’Université de Nice, dans le cadre des « Rencontres poétiques d’Aiglun », co-organisées par la mairie et par l’association « Aigo Luno ».

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La poésie s’est mariée avec les étoiles

Texte personnel

Je vous avais annoncé, il y a quelques jours, la tenue de « Rencontres de paroles » dans le village d’Aiglun, organisées par la mairie d’Aiglun et l’association Aigo Luno. J’ai été invité à y lire quelques-uns de mes poèmes. Voici celui que j’ai spécialement rédigé pour l’occasion : un slam sur la poésie et les étoiles. Un grand merci à Patrick Quillier, professeur et poète, pour son engagement à faire vivre la poésie.

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Reblogué : Jean-Jacques ROUSSEAU, Profession de foi du vicaire savoyard

Le blog Bibliofeel a publié une très enthousiaste chronique sur cet ouvrage de Jean-Jacques Rousseau. L’article donne vraiment envie de lire le livre. Dans la logique de la rubrique « Vu sur le Web », je me permets de « rebloguer » cet article afin de vous le faire connaître.

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Les langues anciennes sur YouTube

On trouve vraiment de tout sur YouTube. Le meilleur comme le pire, sans doute. Mais il y a plein de contenus intéressants à découvrir. Je voudrais aujourd’hui vous parler des langues anciennes, mises à notre portée par des youtubeurs passionnés. Petit aperçu.

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La montée du clitique

Cela fait un petit moment que je n’ai pas parlé de grammaire. Aussi voudrais-je aujourd’hui vous parler de la montée du clitique. Qu’es aco ? Un clitique, c’est un mot qui ne peut recevoir d’accent en aucun cas et qui fait nécessairement corps avec le mot suivant (GMF). Bref, ce sont des déterminants, pronoms, conjonctions… Et certains pronoms clitiques ont, ou plutôt avaient, une certaine tendance à monter.

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« Parmi les citronniers
affleuraient les traces
des labyrinthes
ici
l’eau
n’altérait le son
ni le hasard
quand se fractionnait
la réponse
naquit
la légende
ou une autre
lecture
des cités
des masques d’or
qui sommeillent »

Esther Tellermann, Un versant l’autre, Paris, Flammarion, 2019,
via « Google Livres ».


« Pleure comme si la rivière était entrée en toi
disent les gens de l’eau
Et laisse ta voix derrière toi pour mieux t’écouter par temps de pluie »

Vénus Khoury-Ghata, Gens de l’eau,
Paris, Mercure de France, 2018,
via « Google Livres ».

La poésie à l’honneur à Aiglun

C’est à Aiglun, dans la vallée de l’Estéron, que se tiendront prochainement des « Rencontres de paroles ». Ce village de l’arrière-pays grassois réunira ainsi de nombreux poètes et amoureux de la poésie, qui partageront leurs voix et leurs mots, dans le souvenir aussi de poètes récemment disparus, en particulier Tristan Cabral. Cet événement, co-organisé par la mairie du village et par l’association « Aigo Luno », sous la houlette de Patrick Quillier, poète et professeur à l’Université de Nice, entend montrer que « la poésie n’est jamais confinée ». Je serai moi-même présent lors de la première de ces trois journées.

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Le poème d’à côté: Henri Michaux

Le poème d’à côté

Né en 1899 et mort en 1984, le poète d’origine belge Henri Michaux aura connu la plus grande partie du XXe siècle. Son œuvre inclassable le range aux côtés des plus grandes voix poétiques de son temps, comme celles de Valéry, Supervielle, Perse ou encore Guillevic. L’un de ses poèmes les plus connus et les plus enseignés s’intitule « Le grand combat » : l’auteur y multiplie les inventions lexicales, au point de donner l’impression d’avoir créé une langue nouvelle, tout en demeurant capable de suggérer un violent combat, un corps à corps qui peut rappeler certaines chansons de geste, dans un poème truculent et jubilatoire. Je vous invite aujourd’hui à considérer le poème d’à côté, du moins celui qui est publié juste avant dans l’anthologie L’espace du dedans.

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« Le jour n’est pas plus pur que le fond de mon cœur »

Je voudrais vous parler aujourd’hui d’un vers admirable de Jean Racine. Il se trouve dans la scène 2 de l’acte IV de Phèdre, l’une des plus célèbres tragédies du grand dramaturge. Il est mis dans la bouche d’Hippolyte, aimé par Phèdre, la femme de son père Thésée. Dans cette scène, Hippolyte est accusé par son père, et celui-ci se défend, notamment par ce vers : « Le jour n’est pas plus pur que le fond de mon cœur ». C’est donc ce vers, ce seul vers, que je voudrais commenter aujourd’hui.

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Poésie et désir

Alors même que les manifestations liées au Printemps des Poètes 2020 sur le thème du courage ont été très perturbées par la pandémie (et sans doute souvent annulées), le thème de l’édition 2021 est désormais connu : il s’agira du désir. Voici donc, dès à présent, quelques réflexions sur ce thème…

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Chamane du Bégo

Texte personnel

Chamane du Bégo
Les noces de la terre et du ciel
La rencontre du taureau et de la jument
La fécondation du sol par l’éclair
Tu les gravas dans l’ocre
Tes gravures qui regardent le ciel
Virent-elles l’ombre de l’oiseau devant le soleil ?

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Liturgie hellénique (texte personnel)

Je voudrais vous proposer aujourd’hui un poème que j’ai écrit en février 2005. Il s’agit de poésie sonore, qui ne signifie absolument rien, mais qui cherche à produire l’effet d’une incantation en grec ancien. Il faut imaginer ces mots prononcés dans l’obscurité d’un temple, psalmodiés par un prêtre ou une pythie…

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Parcours dans les « citations du jour »

De temps en temps, entre deux articles plus longs, j’aime à proposer quelques citations qui m’ont intéressé, séduit ou amusé, généralement puisées dans le vaste corpus de la poésie. Je voudrais aujourd’hui jeter un regard rétrospectif sur ces diverses citations…

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Élitiste, la poésie contemporaine ?

C’est un fait : les ventes de poésie sont dérisoires à côté de celles du roman. Et il n’est pas rare de rencontrer des personnes qui, bien que plutôt cultivées par ailleurs, seraient bien en peine de nommer ne fût-ce qu’un seul poète vivant. Est-ce à dire que la poésie contemporaine serait trop élitiste ? C’est en tout cas le ressenti de plusieurs lecteurs de ce blog, qui m’ont témoigné de leur difficulté à réellement apprécier certains poèmes. Plutôt que de me contenter de répondre de façon personnelle, j’ai posé la question sur les réseaux sociaux, à de nombreux spécialistes et passionnés de poésie. Voici ce qu’il ressort de tout cela.

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« 

« Tu t’imagines parfois sous la dalle de ta propre tombe, mains jointes sur la poitrine, écoutant le bois craquer, ou tendant l’oreille à travers la pierre vers des chants d’oiseaux, guettant un pas sur le gravier, sans souffrance, sans fébrilité, ne voulant et n’espérant rien, n’étant plus que cette attention presque aussi calme qu’un sommeil, tournée vers le dehors comme vers une musique, une pensée venue se substituer à ce qui naguère agitait ton cœur. Il t’arrive ainsi de rêver que ta propre vie se retire toute au-dehors de toi, ne laissant subsister qu’une oreille, un sourire sur un visage triste, ou quelques larmes silencieuses. Comme déjà les personnes très vieilles, tassées au fond de leur fauteuil, regardent s’en aller le monde tel un grand fleuve poussant ses eaux. »

Jean-Michel Maulpoix, L’instinct de ciel, II-7,
dans Une histoire de bleu, suivi de L’instinct de ciel,
Paris, Gallimard, coll. « Poésie », 2005, pp. 193-194.