Sous la lune pleine

Sous la lune pleine s’apaisent les pensées du monde
Là où rien ne manque
Dans le silence recouvré de la nuit première
Devant le noir absolu d’une mer sans vagues
Sur la plage nue
Là où tout ralentit, s'apaise et respire

Assis au bout de la digue de rochers
Tu as laissé derrière toi les soubresauts
De la ville, les lumières criantes,
Les rumeurs incessantes, les sirènes hurlantes,
Et tu contemples le rien nocturne de la mer
Sous la lune pleine où s'apaisent les pensées du monde

Il y a la respiration presque imperceptible du ressac
De vastes morceaux de nuit entre chaque étoile
De longues plages de silence entre chaque pensée
Il y a l'obscurité sereine de la nuit
La fusion parfaite de la mer et du ciel
Juste le regard rond de la lune souriante

Nuit de la conscience, là où il n’y a plus
Ni visage ni paysage, là où rien ne s’accroche
À rien, dans le plein silence de l’accueil,
Il n’y a plus que de la joie,
Une immense joie puissante et rayonnante,
Dans le sourire discret du monde.

Et cette joie sans centre ni périphérie
Rayonne de toutes parts dans le noir de la nuit
Dans la vacance silencieuse de la mer nocturne
Où il n'y a rien qu'une respiration ample et paisible ;
Rien à penser désormais,
Tout est déjà là dans le silence du monde.

Gabriel GROSSI • Lundi 25 mai 2026


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5 commentaires sur « Sous la lune pleine »

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