L’année prend fin —
toujours le même chapeau
les mêmes sandales de paille !
Matsuo Bashô,
in Corinne Atlan & Zéno Bianu,
Anthologie du poème court japonais,
Poésie/Gallimard, 2002-2017, p. 165.
L’année prend fin —
toujours le même chapeau
les mêmes sandales de paille !
Matsuo Bashô,
in Corinne Atlan & Zéno Bianu,
Anthologie du poème court japonais,
Poésie/Gallimard, 2002-2017, p. 165.
Plus de 700 ans après la mort du poète, les vers de Rûmî continuent de nous enchanter. Leili Anvar, spécialiste de littérature persane, en offre une sélection qu’elle présente dans Rûmî, la religion de l’amour, anthologie parue aux éditions Points en 2011. Ce petit livre n’est sans doute qu’un maigre aperçu de ses quelque soixante mille distiques. Mais il permet de ressentir la beauté de l’élan mystique du poète, tout entier tourné vers la célébration du divin.
Au commencement était le mythe. Avant même que l’homme ne sache écrire, avant les premières villes, avant les grandes civilisations, à l’époque où la chasse, la pêche et la cueillette occupaient l’essentiel des activités humaines, on imagine que les mythes circulaient oralement au sein de chaque groupe, pour le fédérer dans une même conception du monde et du cosmos. Avec le temps, ces mythes engendrèrent les grandes mythologies de l’humanité.
Puisque tout passe, faisons
la mélodie passagère ;
celle qui nous désaltère,
aura de nous raison.Chantons ce qui nous quitte
avec amour et art ;
soyons plus vite
que le rapide départ.
Rainer Maria Rilke, Vergers suivi d’autres poèmes français,
Paris, Gallimard, coll. « Poésie », 1929-1978, p. 57.
L’Iliade et l’Odyssée sont des textes fondateurs de notre littérature. Ces récits, extrêmement anciens, content la guerre de Troie et le difficile retour du héros Ulysse en sa patrie d’Ithaque. Il s’agit là d’une lecture passionnante, mais peut-être d’un abord quelque peu difficile. Voici donc ce qu’il faut savoir avant de lire l’Odyssée.
Continuer à lire Tout ce qu’il faut savoir avant de lire l’Odyssée
« Au commencement
Était le néant
Ni sable ni mer
Ni cieux au-dessus
N’existaient sur la terre
Seul le gouffre Ginnungagap
Dont l’herbe était absente »
L’Edda de Snorri Sturluson,
traduction de Gérard Lemarquis.
Je vous recommande cette petite présentation de l’un des essais de Jean-Michel Maulpoix.
Rarement œuvre de jeunesse n’aura connu un tel succès. Et pour cause. Non seulement les romans successifs développent-ils un univers fantastique susceptible de faire rêver les jeunes lecteurs, mais celui-ci se révèle suffisamment proche des préoccupations des enfants pour susciter leur identification. Ajoutez-y des personnages attachants et une intrigue haletante, et vous aurez quelques-uns des ingrédients du succès des romans de J. K. Rowling. Aujourd’hui, je voudrais vous parler plus particulièrement de la vision de l’école véhiculée par les romans.
Nous fêtons cette année le cinquantenaire de « Mai 1968 ». Que reste-t-il, aujourd’hui, de cet épisode de grèves et de manifestations ? Que retenir de Mai 1968 ? Historiens, philosophes, politologues, journalistes ont déjà répondu à la question. Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un poème de Patrick Quillier qui se penche sur cette mémoire en célébrant les figures de Tristan Cabral et Jan Palach.
Les notes de l’âme… Poésie et sérénité Un poème trouvé sur le blog Alessandria Today.
Note Dell’anima, di Galatea Federico & Giuseppe Buro Poesia e Serenità Note Dell’anima
Danza il cuore tra note soavi ed è come un battito d’ali, nel tempo trovo il mio essere vita, bevo e ti amo, mi ritrovo in te, respiro te. In questo mare immenso d’amore, entro nei sogni e diventi poesia, il corpo […]
Voir le poème sur : Note Dell’anima, di Galatea Federico & Giuseppe Buro — Alessandria today
Image d’en-tête : Pixabay
Poète portugais de renommée mondiale, Fernando Pessoa fait partie de ces auteurs dont on parle beaucoup à l’Université, mais que je n’ai pas encore lus. Or, Patrick Quillier, professeur à l’Université de Nice, traducteur de l’œuvre complète de Pessoa en « Pléiade », vient de publier, aux éditions Chandeigne, une Anthologie essentielle de l’œuvre du poète. À cette occasion, il intervenait sur les ondes de France Culture pour retracer le parcours du grand poète portugais. Voici ce que j’en ai retenu.
Les Dictateurs Il est resté une odeur dans les plantations : un amalgame de sang et de corps, un pétale nauséabond et pénétrant. Parmi les cocotiers les tombes sont remplies de squelettes brisés, de râles silencieux. Le délicat satrape converse avec des coupes, des cols, des cordons dorés. Le petit palais luit comme une horloge et […]
► à découvrir ici : Pablo Neruda, Je ne prononce pas en vain ton nom, ô Amérique — Écri’turbulente
C’est un roman très agréable à lire que L’amie prodigieuse, premier tome d’une saga qui, à terme, en comptera quatre, paru en 2014 aux éditions Gallimard dans une traduction de l’italien par Elsa Damien. Nous voici transportés dans l’Italie des années cinquante, dans un faubourg populaire de Naples, tel qu’il est perçu par une petite fille et sa meilleure amie.
Parmi les nombreux thèmes et motifs qui parcourent la poésie contemporaine, il en est un qui, au premier abord, passe peut-être un peu inaperçu, mais qui se retrouve, de loin en loin, dans un nombre important de recueils, et qui constitue même l’objet central de plusieurs ouvrages : il s’agit du motif de la neige…
Je connais mal la poésie étrangère. Mes études ne me l’ont guère introduite. Pourtant, lorsque, parcourant les rayonnages de la bibliothèque municipale, je suis tombé sur le nom de Hugo von Hofmannsthal, ce nom ne m’était pas inconnu. Je l’avais rencontré à plusieurs reprises sous la plume de Jean-Michel Maulpoix, notamment comme exergue du Voyageur à son retour, ainsi que sous celle de Jean-Yves Masson, spécialiste de cet auteur. Il s’agissait d’un tout petit ouvrage, joliment composé, portant un beau titre : Un rêve de haute magie. Il n’en fallait pas davantage pour que je l’empruntasse…
Je vous avais annoncé la tenue d’un séminaire universitaire sur « la poésie comme entretien ». Celui-ci a eu lieu mardi et mercredi derniers, au premier étage de la bibliothèque Henri Bosco, à la faculté des lettres de Nice. Voici un compte-rendu de la deuxième journée de ce colloque, la seule à laquelle j’ai pu participer.
La question tourne actuellement sur les réseaux sociaux. Afin d’aider les nombreux élèves et étudiants chargés de composer des dissertations, j’ai décidé de publier ce rapide aide-mémoire, issu de mes propres cours quand j’enseignais en licence de lettres modernes. Je traiterai donc uniquement de la dissertation littéraire, mais de nombreuses remarques valent aussi, mutatis mutandis, pour la dissertation en histoire ou encore en philosophie.
Il était Grec mais vivait en Égypte, et c’est pourquoi ces deux pays se sont récemment unis pour organiser un colloque sur son œuvre, qui a eu lieu du 15 au 17 octobre 2017 au Caire et à Alexandrie. Si je vous en parle, c’est d’abord pour vous présenter Constantin Cavafy, et c’est ensuite pour signaler l’existence de ce colloque qui a réuni les deux rives de la Méditerranée pour lui rendre hommage.
L’Éducation Nationale préconise un exercice d’invention écrite que je trouve assez amusant. Le rapport ministériel « La poésie à l’école » (p. 9) désigne cet exercice sous le terme de « traduction » entre guillemets. Bien entendu, il ne s’agit pas de demander à des enfants d’âge primaire de posséder des talents de traducteur. En somme, on joue au traducteur : face à un poème rédigé dans une langue inconnue des élèves, mais dont ils possèdent la traduction de certains mots, ils doivent inventer une « traduction ». Avant de mettre en place cette séance, j’ai voulu la tester moi-même…
La poésie épique est souvent dite éculée, dépassée. Elle valait, entend-on, au temps des chevaliers, mais aujourd’hui, ces poèmes si longs ne nous conviendraient guère. Patrick Quillier, professeur à l’Université de Nice, a démontré le contraire. Le XXe siècle a produit de très beaux poèmes épiques. Exemples et illustration.