Bac ES/S 2019 : la poésie à l’honneur

Les épreuves du Baccalauréat ont lieu cette semaine. Si les médias ont, comme de coutume, beaucoup parlé de l’épreuve inaugurale de philosophie, je voudrais, quant à moi, évoquer le sujet de français. Cette année, la poésie a été à l’honneur pour les élèves de Première des sections ES et S. À l’heure où une pétition circule qui juge cette épreuve trop difficile, je voudrais vous donner mon propre point de vue.

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Béatrice Bonhomme primée

Je viens d’apprendre que Béatrice Bonhomme se verra décerner le Prix Vénus Khoury-Ghata le mercredi 26 juin prochain. La cérémonie aura lieu à la Maison de la Poésie de Paris à 18 h 30. L’entrée est libre.

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La religion selon Frédéric Lenoir

Je viens de lire un intéressant petit essai, sobrement intitulé Dieu. Il s’agit d’un entretien entre Frédéric Lenoir, philosophe, essayiste et historien des religions, et Marie Drucker, journaliste.

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Parler de football au féminin

Il semblerait que, cette année, la coupe du monde féminine de football connaisse une médiatisation accrue, du fait probablement qu’elle se déroulera en France. Cela peut poser des difficultés orthographiques aux journalistes qui doivent trouver des équivalents féminins à un certain nombre de termes.

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La poésie se réduit-elle à une virtuosité verbale ?

On me pose cette question qui fera donc l’objet de l’article du jour. Il me semble que la réponse est partiellement induite par la question : l’utilisation du verbe « réduire » laisse présager qu’une telle définition de la poésie est insuffisante. Il reste donc à expliquer pourquoi. Voici quelques éléments de réponse, tels qu’ils me sont venus spontanément.

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« Tristesse d’été » de Stéphane Mallarmé

Très connu est le poème de Mallarmé intitulé « L’Azur ». Il se termine par ce vers extraordinaire : « Je suis hanté. L’Azur ! l’Azur ! l’Azur ! l’Azur ! » Aujourd’hui, intéressons-nous au poème d’à côté. Il s’agit de « Tristesse d’été ».

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Ab urbe condita

Rome a régné sur une très grande partie de l’Occident. Il n’est pas exagéré de dire qu’elle a été, pendant longtemps, l’un des grands centres du monde. Elle demeure, aujourd’hui, une capitale culturelle de premier plan. Mais comment la ville est-elle née ? On a longtemps dû s’en tenir aux récits légendaires : le héros troyen Énée, les jumeaux Rémus et Romulus… Les dernières recherches archéologiques permettent d’aller plus loin. C’est ce que raconte un passionnant article en ligne du magazine Géo, que je vous invite à découvrir.

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Orthographe et conjugaison au CE1 : ma progression

Cela fait deux ans que j’ai un groupe de CE1 dans ma classe. Ces deux années ont été l’occasion d’une réflexion — toujours en cours — sur l’enseignement du français dans cette classe d’âge. Voici comment je m’y suis pris cette année en étude de la langue.

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« Allégeance » de René Char

Né en 1907 et mort en 1988, René Char fait partie — avec Ponge, Aragon, Perse et Michaux, notamment — des poètes qui ont traversé tout le vingtième siècle. Après des débuts dans le sillage du surréalisme, il participe activement à la Résistance, dont il témoignera dans Feuillets d’Hypnos. Le poème « Allégeance » clôt La Fontaine narrative (1948), recueil intégré à Fureur et Mystère.

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Pensez-vous que la poésie soit une invitation au voyage ?

À environ un mois des épreuves écrites du baccalauréat, je voudrais revenir aujourd’hui sur un sujet qui est « tombé » (comme on dit) en 2015. Non pour en proposer un corrigé : il en existe déjà bien d’autres. Mais pour insister sur la méthode, tout en fournissant des éléments de réflexion utiles. Ce sera également l’occasion d’une promenade dans la poésie qui devrait intéresser bien au-delà du cercle des élèves et étudiants.

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Béatrice Bonhomme, Marges, 2002 :

« Cette fois, je t’ai vu totalement et pour toujours, j’ai vu ton âme en plein, et dans ce regard nous avons tout échangé, tu étais là dans l’intemporel, tu avais traversé le temps et tu me revenais de si loin que je t’ai reconnu, et j’ai pris ta main, désormais nous avions dépassé le temps, dans ton regard j’ai tout traversé, j’ai pris ta main, c’était devant le même lycée, vingt ans après, tu étais le même, dans l’absolu, et notre amour, notre pauvre amour, ce grand amour avait gagné. »

La guerre et la poésie

En ce 8 mai, il est bon de se souvenir que, il y a 74 ans, prenait fin la Deuxième Guerre mondiale. Un conflit inédit tant par son ampleur, par son bilan meurtrier, que par le degré d’inhumanité qu’il a engendré : inutile de revenir sur ces détails morbides et bien connus. Mais si cette guerre a indubitablement changé la face du monde, elle a aussi profondément transformé la littérature.

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« Le poète ne cotise pas à la sécurité sociale »

Les poètes sont-ils maudits ? Sont-ils voués, depuis Platon, à demeurer des sortes de parias de la société ? Sont-ils des fainéants, des inutiles, des bons à rien ? Des cigales qui ne savent que chanter ? De tels clichés ont la vie dure… Et Daniel Biga, dans « Le poète ne cotise pas à la sécurité sociale », retourne le stigmate, assumant pleinement cette image pour en faire une force.

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Le français, une langue fade et sans aspérités ?

Selon le journal en ligne Slate, la langue française serait monocorde et sans musicalité. Je comprends bien le propos de l’auteur, qui n’a pas forcément tort lorsqu’il remarque que le français est une langue moins accentuée, ou encore que la diction dominante gomme les beautés de certaines prononciations régionales. Cependant, il me semble que je dois défendre ici la musique du français.

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Connaissez-vous Dark Crystal ?

C’est un film déjà relativement ancien, puisqu’il date de 1982. Et pourtant, il n’a pas pris une ride. Dark Crystal, de Jim Henson et Frank Oz, est un film de marionnettes. Et pourtant, ce n’est pas un film comique. Sa grande originalité tient à la création d’un univers complet, théâtre d’une magnifique épopée.

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Poésie et nouveauté

Très connus sont les propos de Rimbaud condamnant la « vieillerie poétique » et jugeant ses prédécesseurs « bien fadasses », seul Baudelaire trouvant grâce à ses yeux. Pour lui, c’est certain, « les inventions d’inconnu réclament des formes nouvelles ». Depuis lors, nombreux furent les poètes qui tentèrent d’apporter un souffle nouveau à la poésie, voire à s’opposer farouchement aux traditions. La rébellion contre l’héritage des poètes précédents est-elle indispensable à la création poétique ?

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Questionnant une touffe de violettes découverte en déplaçant du bois. C’est comme si un homme très voûté lisait un livre à même le sol. Les apparitions. C’est de cela que se nourrit la poésie : des prémices. Grâce à elle, il y a moins de répétitions, bien qu’elle dise toujours à peu près la même chose.

Philippe Jaccottet, « Notes », Le Nouveau Recueil, n°50, mars-juin 1999, p. 66.

Égypte

C’est une rue assez large, une avenue devrait-on dire, qui disparaît presque entièrement derrière les mouvements de la foule, dense mais non compacte puisqu’on ne décèle aucune cohérence dans les mouvements disparates des individus. Une voiture est arrêtée par la traversée d’un âne chargé de sacs blancs. Les injures répondent aux coups de klaxon.

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Comme, de Robert Desnos

Desnos et Youki, By Menerbes (Archives Desnos) [Public domain], via Wikimedia Commons)

[…] Poème, je ne vous demande pas l’aumône,
Je vous la fais.
Poème, je ne vous demande pas l’heure qu’il est,
Je vous la donne.

Poème, je ne vous demande pas si vous allez bien,
Cela se devine.
Poème, poème, je vous demande un peu…
Je vous demande un peu d’or pour être heureux avec celle que j’aime.

Robert Desnos, « Comme », Fortunes, 1942.