En cette saison déjà chaude dès lors que le soleil se veut bien montrer, vous recevrez probablement des messages de vos amis qui vous proposeront des balades au bord de mer ou en forêt. Un terme à ne pas confondre avec celui, musical et poétique, de ballade, avec deux L. Enquête sur un homophone.
Il y a quelques jours, bien en évidence sur une étagère, ce livre semblait me tendre les bras. J’ai été attiré par son titre et son auteur, s’agissant d’un ouvrage que mon prof de philo, il y a quelques années, m’avait recommandé. Siddhartha est l’un des romans les plus connus de l’écrivain allemand Hermann Hesse. Il raconte comment un jeune Indien est finalement devenu un Bouddha. Alors, bien qu’il s’agissait d’une traduction italienne, je l’ai emprunté.
Le dix-neuvième siècle poétique est loin de se résumer à Hugo, Baudelaire, Rimbaud, Verlaine et Mallarmé. Au-delà de ce « top 5 », il est une foule de poètes tombés dans le domaine public, que l’on peut lire sans débourser le moindre centime. Je vous propose aujourd’hui de lire un sonnet de Tristan Corbière, qui est en même temps une leçon sur la poésie.
Comme l’indicatif ou le subjonctif, l’infinitif est un mode du verbe. Mais contrairement à eux, il n’admet pas de variation en personne, ni même en temps. Selon la « chronogenèse » de Gustave Guillaume, l’infinitif est un temps in posse, un temps en puissance, pas encore réalisé, par opposition à l’indicatif qui est pleinement ancré dans le temps, et qui est donc un temps in esse. Sorte d’intermédiaire entre le nom et le verbe, l’infinitif a des caractéristiques qui rappellent ces deux catégories. Voici tout ce qu’il faut savoir, ou presque, sur l’infinitif.
Pour peu que vous suiviez un tant soi peu les journaux d’information, vous savez que nous nous apprêtons à élire, le mois prochain, de nouveaux députés européens. Je profite de cette actualité pour vous proposer, dans les semaines qui suivent, des articles traitant de grands poètes européens. Commençons aujourd’hui avec une grande figure de la littérature italienne : Dante.
À Saint-Jean-Cap-Ferrat, il y a certes des plages ensoleillées, mais il y a aussi des monstres marins. Rassurez-vous cependant, ces derniers ne hantent pas les profondeurs de la mer : ils sont sagement exposés à la médiathèque municipale, pour le plus grand bonheur des petits et des grands. De quoi revisiter quelques-unes des plus célèbres légendes sur la mer et l’océan.
L’aube rosissait à l’est de ma solitude.
Je contemplais la mer. Comme à son habitude,
Elle me parla de récifs et d’îles lointaines,
De galions dorés aux vaillants capitaines,
De pirates cinglant vers des trésors cachés,
De pêcheurs de perles plongeant sous les rochers.
Sa robe ourlée d’écume aux maints reflets changeants
Ondoyait sous la tendre caresse du vent.
Il ébouriffait sa chevelure d’embruns
Et m’en apportait les exotiques parfums.
Soudain, pris de terreur, je me cachai les yeux !
Car je vis dans l’hypnotique miroitement,
Des épaves éventrées, pleines d’ossements :
Des squelettes, sur ce terrifiant cimetière,
Voulaient m’entraîner vers quelque abyssal mystère.
Gabriel GROSSI, « Miroir »,
in Paroles de Mer,
Concours Académique d’Écritures Poétiques,
Collège les Bréguières (Cagnes-sur-Mer), 3e prix, 1998.
La journée de samedi dernier, 23 mars 2019, a été riche en manifestations poétiques. En effet, après un après-midi marqué par la lecture-performance de Charles Pennequin à la bibliothèque Nucéra, la journée s’est terminée en beauté avec l’intervention de Jacques Bonnaffé, accompagné par le saxophoniste François Corneloup, à la cinémathèque de Nice.
Manifs, venue du président chinois… Samedi dernier, 23 mars 2019, les rues de Nice étaient presque vides. En revanche, l’auditorium de la Bibliothèque Nucéra était, lui, bien rempli. En effet, le public niçois n’a pas manqué l’occasion d’entendre la lecture-performance de Charles Pennequin.
C’était ce vendredi 22 mars, à 19 h, au Centre culturel écomusée de La Gaude. Une fois de plus, comme chaque année, on avait rendez-vous avec la poésie. Le temps d’une soirée, on se laisse surprendre par la magie du spectacle vivant. Arts plastiques, musique, chant, mime, improvisation théâtrale sont venus rendre hommage à la poésie. Cette année, les poètes invités étaient Charles Pennequin, poète-performeur français, ainsi que César Anguiano Silva et Jorge Vargas, poètes mexicains traduits par Patrick Quillier.
Quel élève n’a jamais entendu parler de la fameuse fourmi de dix-huit mètres de Robert Desnos ? Mais oui, celle qui traîne un char plein de pingouins et de canards ! Cette comptine est fort savoureuse, mais elle risque de laisser croire que le poète n’a écrit que des poèmes pour enfants. Rien n’est moins exact. Je voudrais donc aujourd’hui vous présenter un autre Desnos.
Je viens de lire, dans un groupe en ligne d’entraide entre enseignants, une question intéressante : une collègue demande la fonction de « irritée » dans la phrase « Elle a la gorge irritée ». C’est l’occasion toute trouvée de parler d’attribut de l’objet.
Je voudrais aujourd’hui vous présenter Domaine public, recueil paru en 1998 aux éditions du Mercure de France, qui est assez singulier dans l’œuvre de Jean-Michel Maulpoix. J’espère ainsi contribuer à faire mieux connaître ce grand poète auquel j’ai consacré ma thèse de doctorat.
On me pose aujourd’hui une question passionnante. Bon, certes, c’est une belle colle. Surtout si l’on veut essayer de dépasser ne serait-ce qu’un petit peu le simple ressenti subjectif. Mais hors de question de s’esquiver ! Allons-y, donc ! Qu’est-ce qui est beau dans la poésie ?
Le Printemps des Poètes approche à grands pas. Comme chaque année, la compagnie « Une petite voix m’a dit » organise, à cette occasion, un festival de grande ampleur dans les Alpes-Maritimes. Le détail de la programmation est désormais connu…
« A nous qui devenons muets à force de communiquer, le théâtre vient rappeler que parler est un drame ; à nous qui perdons la joie de notre langue, le théâtre vient rappeler que la pensée est en chair ; à nous, pris dans le rêve de l’histoire mécanique, il montre que la mémoire respire et que le temps renaît. »
Valère Novarina, Pendant la matière, Paris, P.O.L, 1991, p. 9.
J’ai lu Hiver à Sokcho d’Élisa Shua Dusapin après avoir rencontré la jeune autrice à la librairie de la Pléiade, à Cagnes-sur-Mer. L’action se déroule en Corée du Sud, et plus précisément à Sokcho, ville située au nord-est du pays.
Une vidéo publiée en novembre 2018 sur YouTube permet de lire en musique l’un des poèmes de Début et fin de la neige, magnifique recueil publié au début des années quatre-vingt-dix par Yves Bonnefoy. Si je suis tombé sur cette vidéo, c’est que sa description (vous savez, les quelques lignes de texte sous la vidéo) renvoie à l’un de mes articles sur Bonnefoy. Alors, pour remercier le youtubeur, je me permets à mon tour de citer cette vidéo…
Je viens d’apprendre le récent décès de la poète Marie-Claire Bancquart. Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises de son œuvre que j’aime beaucoup. Je l’ai rencontrée à l’occasion du colloque de Cerisy-la-Salle qui lui était consacré en septembre 2011. Je voudrais aujourd’hui présenter son œuvre en guise d’hommage.