Le Rwanda de Jean-Pierre Siméon

Notamment connu pour avoir été le directeur artistique du Printemps des Poètes, Jean-Pierre Siméon est un poète, romancier et dramaturge reconnu. Son œuvre, riche de nombreux ouvrages, a été saluée par plusieurs prix. Il présente en outre la particularité d’avoir beaucoup écrit pour la jeunesse. Rien d’étonnant, donc, à ce que l’un de ses ouvrages se soit retrouvé dans les rayonnages de la médiathèque de Saint-Jean-Cap-Ferrat, où l’un de mes élèves a attiré mon attention sur lui. Je vous présente donc aujourd’hui le poème intitulé « Rwanda ô Rwanda », dans Ici, paru en 2009 chez Cheyne.

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« La Belle et la Bête » à l’école

L’été dernier, je me suis intéressé à plusieurs versions différentes du conte de La Belle et la Bête, depuis l’héritage antique d’Apulée jusqu’aux versions cinématographiques les plus récentes, en passant bien sûr par la célèbre version de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont. Cela m’a donné l’idée de faire lire et étudier ce conte à mes élèves. En outre, j’allais apprendre quelque temps plus tard qu’en inscrivant ma classe au projet « École et cinéma », nous aurions à travailler autour du film de Jean Cocteau avec Jean Marais, ce qui fournit une raison de plus de nous intéresser à ce conte. Voici, donc, comment j’ai commencé à aborder cet ouvrage avec mes élèves…

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Écoutez Betrand Leclair parler de son roman

J’ai récemment consacré un article de ce blog au dernier roman de Bertrand Leclair, intitulé Perdre la tête, récemment paru aux éditions du Mercure de France. Or, l’auteur a participé hier soir à une émission radiophonique sur RTS, une chaîne de radio helvétique. Il répondait aux questions de Mélanie Croubalian. On peut écouter l’émission en replay sur le site « Play RTS ».

Une définition du théâtre

Dans De la tradition théâtrale (1955), Jean Vilar écrit :

« Il n’est pas d’art qui, plus nécessairement que le théâtre, ne doive unir illusion et réalité. Cela, à l’insu du public et en pleine lumière cependant. Complices. Mensonges et vérité. Le théâtre est en son essence même fait de notre essence même. Il ne mourra jamais. »

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La mer chez Supervielle

Poète majeur de la première moitié du vingtième siècle, Jules Supervielle, demeuré à l’écart des voies surréalistes, fut l’auteur, depuis Gravitations jusqu’à Le Corps tragique, d’une poésie moderne et très humaine. Je vous propose aujourd’hui de découvrir l’un de ses poèmes, qui fait de la mer le sujet de sa rêverie.

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« Perdre la tête » de Bertrand Leclair

Thriller ? Policier ? Histoire d’amour ? Roman psychologique ? Il ne faut pas s’arrêter à des catégories lorsqu’on aborde Perdre la tête de Bertrand Leclair, récemment paru aux éditions du Mercure de France. Ni roman populaire, ni roman expérimental, l’ouvrage prend peut-être le meilleur de ces deux pratiques du roman pour un résultat palpitant. Un de ces livres qui vous happent dès les premières lignes et instaurent un véritable univers.

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Si vous aimez l’humour ironique et moqueur, vous aimerez Jean Richepin ! Un exemple extrait de Les oiseaux de passage, L’Amourier, Coaraze, 1996. Il s’agit bien entendu d’une réédition posthume, le poème date de la fin du XIXe siècle.

Chanson des cloches de baptême

Philistins, épiciers,
Alors que vous caressiez
Vos femmes,
Vos femmes,

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La fin du passé simple ?

Le 19 décembre dernier, paraissait dans les colonnes du Point un article d’Émilie Trevert recueillant les propos de l’essayiste Alain Borer. Cet article, intitulé « La fin du passé simple, c’est la fin d’une nuance de l’esprit », se désole de la disparition progressive du passé simple. Certains articles de presse affirment un peu vite que l’école n’enseignerait plus le passé simple. Que faut-il en penser ?

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Comme des pas qui s’éloignent

J’ai entre les mains un recueil paru aux éditions L’Amourier en 1999, intitulé Comme des pas qui s’éloignent, signé Alain Freixe. Quelques remarques en lisant ce livre.

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Meilleurs vœux pour la nouvelle année !

C’est une nouvelle année qui commence ! L’occasion de dresser le bilan de l’année passée, de faire des projets pour celle qui arrive, et, bien entendu, de vous adresser à tous mes meilleurs vœux…

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Quelle poésie pour le XXIe siècle ? Donnez votre avis !

Les fins d’année sont une bonne occasion pour s’interroger sur l’avenir. Que peut-on souhaiter à la poésie ? Peut-on considérer que la poésie française est entrée dans le XXIe siècle ? Qu’espérez-vous de la poésie de demain ? Chers amis lecteurs, la parole est à vous ! Vous avez carte blanche !

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Quelques erreurs de langage à bannir

Loin de moi l’idée d’une sorte de police du langage qui viendrait sanctionner les moindres écarts de parole. Nous avons tous une façon particulière de parler, liée à nos origines, à notre profession, à notre tempérament. Cette diversité fait partie de la richesse de la langue française. Pourtant, certaines façons de parler relèvent bien, malgré tout, de l’erreur. Et, souvent, les personnes concernées ne semblent pas au courant. Florilège.

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Arthur Rimbaud : les étrennes des orphelins

C’est l’un des tout premiers poèmes d’Arthur Rimbaud. C’est par ce poème que s’ouvrent les Œuvres complètes du poète dans la Pléiade. Dans l’édition « folio classique » de Louis Forestier, il arrive en deuxième position au sein des « Premiers écrits ». Arthur Rimbaud avait seulement 16 ans lorsqu’il composa ce poème en 1870. Ce poème qui traite d’enfance et de solitude témoigne du grand talent qui habitait déjà le poète ardennais malgré un si jeune âge. Lecture et commentaire.

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Joie

Comme tendrement rit la terre quand la neige s’éveille sur elle ! Jour sur jour, gisante embrassée, elle pleure et rit. Le feu qui la fuyait l’épouse, à peine a disparu la neige.

René Char, « Joie », Le Nu perdu,
in Œuvres complètes, Paris, Gallimard,
coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1983, p. 475.

Fâchés avec la musique « classique » ?

La musique dite « classique », que l’on ferait mieux d’appeler « musique savante occidentale », est parfois mal aimée, suspectée d’élitisme, non sans raison parfois, si bien que beaucoup la jugent, à tort, ennuyeuse. C’est vrai qu’on y voit moins de stars sexy se trémousser sous les projecteurs, et davantage de mines sombres en redingote et smocking. Pourtant, il y a de belles découvertes à y faire. Petit voyage en musique…

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Un poème pour l’hiver : Jacques Prévert

Je n’avais pas encore cité de poème de Jacques Prévert. Celui-ci est très connu. Il a même été mis en musique. Les enfants des écoles l’apprennent fréquemment. Voici « Chanson pour les enfants l’hiver ».

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