Dans la ville invisible. Tel est le titre, énigmatique ou du moins mystérieux, d’un roman que j’ai lu pendant mon adolescence. C’est l’histoire d’un garçon solitaire, seul chez lui pendant que son père fait rouler des trains de nuit, qui fait d’étranges découvertes avec l’ascenseur. L’auteur de ce roman possède un nom facile à mémoriser : François Bon.
Ecrire un article à propos d’une seule phrase, c’est le pari que je m’assigne aujourd’hui pour ce billet. Mais cette phrase, ce n’est pas n’importe laquelle puisqu’elle est de Rimbaud :
« Je sais aujourd’hui saluer la beauté. »
C’est par cette phrase que se termine « l’Alchimie du verbe », deuxième des « Délires » d’Une Saison en Enfer. C’est une phrase remarquable, qui justifiait bien, à elle seule, que j’y consacre un billet. Jugez plutôt.
« La rime est une esclave et ne doit qu’obéir. » Nicolas Boileau, L’art poétique, I, Wikisource.
La quasi-totalité des poètes contemporains a abandonné la rime. De fait, dès le dix-neuvième siècle, elle est remise en question, voire abandonnée dans les poèmes en prose de Baudelaire ou dans les vers libres de Rimbaud. Et c’est bien par choix, et non par facilité : Baudelaire comme Rimbaud ont suffisamment fait montre de leur génie en poésie rimée pour qu’on n’en puisse pas douter. Alors, pourquoi cet abandon de la rime ?
« Un arbre, c’est de la terre qui s’élève, se ramifie et s’épanouit vers le bleu. C’est une conversation de feuillages et de fruits entre le soleil et la mort. C’est encore une échelle où s’ajustent nos proportions et nos climats.
Le début et la fin de l’herbe sont incertains. »
Jean-Michel Maulpoix, Pas sur la neige,
Paris, Mercure de France, 2004, p. 109.
Antoine Émaz est un poète français contemporain né en 1955. Je suis loin d’avoir parcouru l’ensemble de son œuvre poétique, mais ce que j’en ai lu a suffi pour me convaincre. Petit parcours dans la poésie d’Antoine Émaz…
Marceline Desbordes-Valmore est une poète du XIXe siècle, dont l’un des poèmes les plus connus est sans doute « Les roses de Saadi ». Dans la logique de la catégorie « Le poème d’à côté », je vous invite à découvrir un autre poème de Marceline Desbordes-Valmore…
Comment parler de poésie aux enfants ? Comment faire en sorte qu’elle soit pour eux une réalité vivante, qu’ils soient susceptibles d’aimer ? Voilà des questions qui m’intéressent au plus haut point. Or, voici que le poète Jean-Michel Maulpoix vient de faire paraître, sur son site Internet, son avis sur la question. Allons-y voir…
Comme chaque année, je relaie l’annonce de cette belle manifestation organisée par des étudiants de l’Université de Nice pour faire redécouvrir les musées locaux. Le thème de cette année : « D’un monde à l’autre ». On trouvera le programme à l’adresse suivante : http://www.marsauxmusees.fr/programmation/.
Les compléments sont une grande famille : compléments du nom, de l’adjectif, du verbe, de la phrase, de temps, de lieu, de but, de manière, de cause, de conséquence, d’accompagnement, de moyen, et j’en passe. Quelques remarques pour y voir plus clair.
La notion est connue des étudiants en lettres, mais elle n’a que depuis peu sa place à l’école primaire. Alors, le prédicat, qu’es aco ? En réalité, ce n’est pas bien compliqué… Quelques précisions.
C’est aujourd’hui, 5 mars 2015, que démarre le dix-huitième « Printemps des poètes ». La manifestation durera jusqu’au 20 mars. Autour du thème annuel, le XXe siècle, de nombreuses manifestations sont organisées un peu partout en France.
Je viens d’apprendre que Béatrice Bonhomme, poète et chercheur en littérature, est lauréate du Prix de poésie Léopold Sédar Senghor, décerné par le Cénacle Européen Francophone.
Pour en savoir plus sur son œuvre, voir tous les articles qui lui sont consacrés sur ce blog.
« Air, arbres, corps et mer,
cordes, cuivres et vents,
par nos mains et nos bouches,
la source sans racine
ni nom, ni lieu, ni toit,
compose la musique »
Lorand Gaspar, Patmos et autres poèmes,
Paris, Gallimard, coll. « Poésie », 2001-2004, p. 103
Jour de neige, par Alpha du Centaure, flickr, libre de réutilisation
« [L’expérience poétique est] analogue à celle de marcher dans la neige où chaque pas crisse, inaugural. Ainsi la parole poétique, dans ses meilleurs moments, est-elle fraîche, neuve, non parce qu’elle userait d’un vocabulaire, d’une syntaxe particulièrement originaux, mais parce qu’elle s’applique à une réalité vierge, encore innommée. En marchant dans la neige, on prend mieux conscience du sol qui précède nos pas. »
Jean-Pierre Lemaire, Marcher dans la neige, Un parcours en poésie, Montrouge, Bayard, coll. « Christus », 2008, p. 17.
Des craies (Taken, Pixabay , libre de réutilisation)
L’une des erreurs les plus fréquentes que je relève ici ou là, c’est la confusion entre l’impératif et l’indicatif. En effet, si les deux modes sont morphologiquement très proches, ils ne sont cependant pas identiques. Il faut rappeler que, contrairement à l’indicatif, les verbes du premier groupe ne prennent pas d’s à la deuxième personne du singulier.
J’aime la grammaire, parce que j’aime la langue. En dépit de la parenté du mot avec grimoire, elle n’est pas une science aride et absconse. Ses règles ne sont ni totalement arbitraires, ni totalement déterministes.
Vous avez sûrement déjà entendu quelqu’un dire : « Cette information s’est avérée vraie ». Cette formulation est cependant fautive en ce qu’elle est pléonastique. En effet, dans « avérer », il y a déjà « vrai ». Dès lors, la phrase « Cette information s’est avérée fausse » relève, quant à elle, du parfait contre-sens !
C’est pourquoi les formulations suivantes sont préférables : « Cette information s’est révélée exacte. Cette information s’est avérée. Cette information s’est révélée erronée. »