Introduction à la poésie de Béatrice Bonhomme

Poétesse majeure de la scène contemporaine, Béatrice Bonhomme s’impose par l’ampleur d’une œuvre couronnée de nombreux prix autant que par la cohérence d’une pensée poétique qui articule étroitement création, réflexion critique et engagement institutionnel — professeure à l’Université de Nice, elle dirige également la revue Nu(e). Sa poésie s’enracine dans une expérience intime pour s’ouvrir à une portée universelle. Née en 1956 en Algérie, elle grandit à Nice, bercée par des paysages méditerranéens qui traversent son œuvre. Celle-ci est habitée par le retour de quelques motifs essentiels — le mot, l’amour, la mort — dont elle ne cesse d’explorer les tensions.

La poésie de Béatrice Bonhomme, résolument affranchie des écoles comme des chapelles, déploie une méditation d’une rare intensité sur les puissances du langage, où s’entrelacent de manière indissociable le mot, la mort et l’amour, selon une dynamique qui fait de la perte non seulement une épreuve existentielle, mais le lieu même d’une refondation de la parole. Traversée par l’expérience du deuil, notamment dans les livres consacrés à la figure paternelle, cette poésie ne se laisse pourtant jamais réduire à une élégie : elle reconduit la blessure vers une forme de transmutation, où l’absence se reconfigure en présence sensible, et où le poème, à la fois lieu de faille et espace de résonance, accueille un rapport renouvelé au monde, au corps et à l’autre. Ainsi s’élabore une œuvre profondément relationnelle, tendue entre silence et profération, entre déchirure et élan, où la voix poétique, dans son extrême nudité, cherche moins à dire qu’à faire advenir — dans le tremblement même du langage — une expérience à la fois intime et cosmique de l’être.

L’intime comme point de départ

La poésie de Béatrice Bonhomme est profondément travaillée par une dimension intime, sans jamais se réduire pour autant à une simple écriture confessionnelle. De fait, l’écriture ne prend que très rarement la forme du récit : Béatrice Bonhomme ne « raconte » pas sa vie dans ses poèmes. Ce point de départ intime est cependant essentiel, en ce qu’il permet à la dimension universelle d’éviter la sècheresse de l’abstraction. En somme, l’expérience personnelle constitue un foyer originaire de l’écriture, mais demande ensuite à être transfigurée par le langage.

L’expérience intime du deuil

L’un des thèmes structurants de la poésie de Béatrice Bonhomme, qui parcourt toute son œuvre, c’est la mort. Et celle-ci est appréhendée de façon très concrète à travers l’expérience intime du deuil. Plusieurs deuils apparaissent dans l’œuvre poétique de Béatrice Bonhomme, mais l’un d’eux occupe une place plus importante, celui du père de la poétesse, le peintre Mario Villani. Ce deuil se trouve au centre de deux ouvrages, Mutilation d’arbre et Passant de la lumière, parus en 2008.

Le terme même de « mutilation » dit assez l’impression d’arrachement qu’a été pour Béatrice Bonhomme la mort de son père. Si le recueil Mutilation d’arbre témoigne avant tout du traumatisme de la séparation et de la douleur du deuil, l’opuscule Passant de la lumière, par son titre même, témoigne d’une forme de transmutation du deuil, où le défunt n’est plus seulement un absent mais une présence sous une autre forme. L’image du poète en passereau, en phénix qui renaît de ses cendres, en « passant de la lumière », permet de sublimer la mort, et de maintenir un lien plus fort que la mort elle-même.

« Et désormais tu dors en moi avec tes mains de gisant, avec tes yeux couleurs de menthe. »

« Et dans les plantes aromatiques, la myrrhe d’un étrange berceau, il passe et renaît, passereau, oiseau de cendre et de lumière. »

Passant de la lumière (2008).

Les deux livres de deuil que sont Mutilation d’arbre et Passant de la lumière ont été les plus commentés par les différents auteurs de l’ouvrage collectif coordonné par Peter Collier et Ilda Tomas sur l’œuvre de Béatrice Bonhomme. Cela se comprend : ce sont deux ouvrages particulièrement intenses et puissants, où se dit tout l’amour d’une fille pour son père, et où apparaît à la fois l’immense souffrance et la force résiliente de la poétesse.

L’expérience intime du deuil apparaît cependant encore dans Cimetière étoilé de la mer, un magnifique recueil dont le titre même associe la mort et le cosmos. La Maison abandonnée, parue en 2006 aux éditions Melis, évoque la mort en creux, à travers l’abandon, les traces du passé, les graffiti. Je voudrais aussi évoquer L’Indien au bouclier, petit opuscule peu souvent cité, centré sur la mort du frère Patrice Villani.

« Sur les murs de la maison qui va être détruite, les taches de couleur, les oiseaux, les marques du désir ont laissé une colle rose. Les couleurs éclaboussent le matin, dans les formes enfantines d’un trait mal défini. Le sabre entre les cuisses, la fresque viole la lumière dans une fin d’après-midi qui doit mourir. »

Béatrice BONHOMME, La Maison abandonnée.

Une poésie qui puise au concret du corps

Dans l’œuvre de Béatrice Bonhomme, le corps n’est jamais une abstraction ni un simple motif lyrique : il constitue un lieu d’inscription concret, sensible et profondément éprouvé de l’expérience poétique. Mais il ne s’agit pas de n’importe quel corps : c’est d’abord un corps féminin, traversé par l’histoire intime, par la mémoire et par la relation à l’autre, un corps qui porte en lui les traces de la perte autant que celles du désir. Corps faillé, corps blessé, il est marqué par une vulnérabilité originaire qui devient paradoxalement source de parole.

Le titre même du recueil Proses écorchées au fil noir (2020) dit cette exposition à vif : l’écorchure y renvoie à une peau entamée, ouverte, tandis que le « fil noir » suggère à la fois la suture et la cicatrice, l’écriture comme tentative de reprise du déchirement. Ce motif entre en résonance avec d’autres recueils, où la blessure, la faille ou la déchirure apparaissent comme des matrices de l’écriture : loin d’être seulement subie, la blessure devient ce par quoi le poème advient, ce qui creuse en lui un espace de tension où se nouent douleur et sensualité, absence et présence, dans une corporéité toujours engagée, toujours exposée.

Chez Béatrice Bonhomme, « le fil du poème entaille les veines de la page » (Proses écorchées au fil noir). Il y a tout un motif de la blessure, de l’écorchure, de la faille, qui traverse l’œuvre de la poétesse, et qui me fait penser à la représentation très crue du corps, presque anatomique, dans certains travaux plastiques de son fils Stello Bonhomme. Il y a parfois chez Béatrice Bonhomme une forme de violence du corps, à nu, à vif.

« Le verset retourne et reprend, litanique, une blessure traquée, une faute oubliée, un meurtre perpétré à cache-cache dans les lignes. »

Proses écorchées au fil noir (2020).

L’affirmation de liens d’amour

L’intime chez Béatrice Bonhomme s’inscrit ainsi à la fois dans la conscience de la finitude, dans la douleur du deuil et dans l’expérience du corps souvent marqué par la blessure, la brisure, la faille. Je voudrais cependant insister sur le fait que l’intime ne se réduit pas à une intériorité douloureuse. Il y a chez Béatrice Bonhomme un acquiescement au réel, un dépassement de la souffrance, une communion avec les paysages qui sont autant d’éléments porteurs de sérénité.

En particulier, la poésie de Béatrice Bonhomme est puissante par l’affirmation de liens d’amour très forts. À travers ses poèmes, Béatrice Bonhomme livre de puissantes déclarations d’amour à ses proches, son père, sa grand-mère, ses enfants. Ainsi a-t-elle publié de très touchants poèmes à l’occasion de la naissance de sa petite-fille Lou dans l’ouvrage collectif que Peter Collier et Ilda Tomas lui ont consacré. Les Proses écorchées au fil noir (2020) sont bouleversantes par l’évocation du fils adoptif.

« C’est surtout les cils de Lou qui m’ont donné envie de réhabiter les mots alors qu’ils étaient morts dans l’impuissance. // J’ai vu la naissance comme j’avais vu la mort et le visage étonné de Lou s’est superposé au visage exsangue de mon père et elle m’a redonné les mots »

Collier P. et Tomas I. (dir.), Béatrice Bonhomme : le mot, la mort, l’amour, Peter Lang, 2013, p. 12.

« Son corps était poreux à la lumière
Traversé d’élan et de lignes
Son corps était fait de terre
Appartenant au chemin de nuit
Sous la voie lactée du ciel. »

Béatrice BONHOMME, Monde, genoux couronnés.

Une écriture de l’universel

L’intime est donc le point de départ essentiel d’une écriture qui s’arrime dans le concret, dans la matière poreuse des choses. Mais le vécu n’a de sens que d’être partageable. Il offre une singularité, un poids, une densité, une chaleur humaine à un propos qui est largement universel. Béatrice Bonhomme développe une esthétique de la nudité qui lui permet de dépasser la dimension simplement autobiographique au profit d’une poésie d’une grande force archétypale.

Une esthétique de la nudité

Comme le titre de sa revue le montre bien, Béatrice Bonhomme affectionne la nudité, qui est aussi une nudité stylistique : elle va à l’essentiel. Chez elle, aucun ornement gratuit. Ce refus de toute emphase permet à sa poésie d’être extrêmement directe. Le refus du pathos donne tout son poids à la dimension tragique.

Pour moi, cette nudité est une façon de s’inscrire en dehors de la bipartition, simpliste mais souvent évoquée, de la poésie contemporaine entre, d’un côté, les lyriques, et, de l’autre, les littéralistes. Béatrice Bonhomme a su prendre le meilleur des deux tendances en traçant sa propre voie. Elle refuse l’aridité littéraliste. Pour elle, la poésie ne saurait être un simple laboratoire de la langue. Mais l’esthétique de la nudité lui permet d’éviter tout autant l’écueil inverse, qui serait d’en rester à une poésie sentimentaliste, à une poésie du niveau d’un simple journal intime.

« Tu es le Chevalier à la rose, la lumière d’un passage. Dévoreur de chiens et de mort, tu t’es couvert de haine et de poussière. Accoucheur de la vie, tu as porté le monde, à la lumière. Habillée de linceul, la ravaudeuse de la mort s’en est allée. Désormais un elfe danse sous tes paupières. »

Béatrice BONHOMME, Variations du visage et de la rose, L’Arrière-Pays, 2013, p. 39

Il y a ainsi un lien fécond entre la nudité stylistique de l’œuvre et le choix du thème du nu, thème pictural cher à une poétesse qui a toujours travaillé en grande proximité avec des plasticiens, mais aussi thème corporel qui montre la précarité, la fragilité de l’existence humaine. Le recueil Jeune homme marié nu renouvelle ainsi le genre de la lyrique amoureuse par cette poétique de la nudité, de la présence-absence, de la difficulté de la relation.

De l’anonyme à l’archétypal

Béatrice Bonhomme dit assez peu « je » dans sa poésie. Ce n’est pas qu’elle s’interdise absolument ce pronom, mais elle a à cœur d’éviter d’en rester à un épanchement personnel, la dimension intime n’étant que le point de départ d’un propos qui se veut résolument universel. La poétesse va même plus loin dans Dialogue avec l’anonyme, où le titre du recueil dit explicitement cette volonté d’extraire le poème de la situation personnelle qui l’a vu naître, de lui retrancher tout ce qu’il pourrait avoir de trop autobiographique, afin de le rendre universel et donc partageable.

« Voilà, je vais recommencer à écrire et tu n’auras ni visage ni nom que ce bonheur d’être à l’infini et ce sera pour toi, mais tu ne seras personne car tu ne voudras ni être nommé, ni être aimé exclusivement, et tu resteras secret comme un trésor ignoré, comme une chose précieuse et méconnue, comme une espérance folle mais anonyme. »

Béatrice BONHOMME, Dialogue avec l’anonyme, Collodion, 2018, « Prologue ».

Sans doute Dialogue avec l’anonyme est-il l’ouvrage où cela est le plus mis en évidence, mais ce travail de retranchement des éléments autobiographiques au profit d’une recherche de l’universel parcourt toute l’œuvre de Béatrice Bonhomme. En somme, la poésie de Bonhomme repose sur une tension entre nudité d’écriture et intensité existentielle.

Le père, la mère, l’enfant sont certes, au départ, des personnages réels, mais ils sont tout autant des symboles, des archétypes. Béatrice Bonhomme joue sur l’opposition des contraires : la blessure symbolise tout autant la douleur que l’ouverture vers la création. De même, les paysages sont fréquemment réduits à des éléments essentiels à forte dimension symbolique : mer, terre, ciel, arbre, neige, oiseaux… Béatrice Bonhomme ne décrit pas de paysages, elle en nomme des éléments saillants qui revêtent d’emblée une dimension symbolique.

Couronnement de la lumière

Parmi ces réseaux de motifs récurrents auxquels on peut prêter une dimension archétypale, il y a un élément symbolique qui me paraît essentiel, et qui vient couronner les autres : la lumière. Elle est à la fois un phénomène naturel, qui illumine les paysages méditerranéens de son éclat et en exhausse les couleurs, et une réalité presque immatérielle, qui confine au sacré.

Fille d’un peintre, ayant de très nombreuses fois collaboré avec des artistes plasticiens, Béatrice Bonhomme sait l’importance de la lumière. L’expression de « Passant de la Lumière », pour désigner le père défunt, renvoie sans le dire à cette dimension spirituelle de la lumière. Béatrice Bonhomme, par cette expression, ne nous impose aucune croyance, et le lecteur est libre d’inscrire ou non cette lumière dans le champ d’une transcendance. Toujours est-il que la notion même de passage définit la mort autrement que comme un simple anéantissement.

« Je me souviens juste de cette clarté quand tu t’avançais dans les rues, cette lumière. […] Tu étais inducteur de lumière, un morceau même de la lumière du jour. »

Béatrice BONHOMME, Dialogue avec l’anonyme

La poésie de Béatrice Bonhomme est inondée de lumière, cette lumière parfois crue, voire tragique, qui baigne les deux rives de la Méditerranée. La lumière transforme la tranche de vie en instant archétypal, soulignant par sa présence des instants qui, sans elle, auraient pu paraître anodins. Le symbole de la lumière marque l’affleurement d’une dimension sacrée qui n’est jamais imposée, mais subtilement suggérée. Par le couronnement de la lumière, la mort devient passage, l’absence se convertit en présence, la blessure se transmute en chant. La lumière traverse la mort, l’amour, les mots. Elle n’abolit pas la souffrance mais elle la rend vivable. Elle incarne une forme immanente de sacré.

Il y a peut-être une dualité de la lumière, au sens où celle-ci met le projecteur sur la douleur, rend la souffrance peut-être parfois plus vive, et permet en même temps de la sublimer, de la dépasser vers quelque chose qui est de l’ordre du sacré. On s’en rend bien compte dans Passant de la lumière, où le père disparu apparaît comme nimbé de lumière dans une forme autre de présence qui permet de soulager la souffrance du deuil.

*

Résolument située en dehors de tout esprit de chapelle, Béatrice Bonhomme développe depuis les années quatre-vingts une poésie exigeante, à la fois extrêmement cohérente, dotée d’une indéniable unité, et en même temps capable d’un profond renouvellement. Cette poésie du corps, du sensible, part du plus intime, du plus douloureux aussi, pour aller vers l’universel, l’archétypal. Béatrice Bonhomme évite à la fois tout pathos, toute surcharge, et tout narcissisme. Le « je » se fait très discret dans son œuvre : l’intime n’y est qu’un point de départ, la poésie se donnant pour objectif d’y déceler l’universel. C’est, personnellement, une œuvre qui m’est chère par l’authenticité de sa démarche, par la simplicité puissante de son écriture, par le tragique qui y apparaît en pleine lumière, et par la force résiliente de l’amour.

On pourrait lire toute la poésie de Béatrice Bonhomme comme une tentative de mettre de la lumière, aux différents sens de ce terme, sur le vécu intime. Contrairement à la poésie d’un Guy Goffette ou d’un James Sacré, ce n’est pas une poésie du quotidien : le réel vécu s’efface derrière une esthétique de la nudité qui n’en retient que la valeur symbolique et archétypale. Effaçant les marques personnelles, privilégiant des images élémentaires plutôt que des métaphores développées, limitant les effets ornementaux, Béatrice Bonhomme creuse inlassablement les mêmes motifs — mer, ciel, oiseau, blessure, mort — pour en faire les emblèmes d’une mythologie originale. C’est en puisant dans le plus intime — l’enfance, les êtres aimés, les deuils — que Béatrice Bonhomme parvient à donner toute leur force à ces archétypes universels.

Ni lyrique, ni littéraliste, la poésie de Béatrice Bonhomme trace sa propre voie dans le sillage de la poésie française contemporaine, empruntant à ces deux tendances tout en en proposant une version originale, marquée par la dimension archétypale. Arnaud Beaujeu, dans un article récemment publié dans ces colonnes, notait l’importance pour Béatrice Bonhomme des Stèles de Ségalen. Il me semble que, au-delà du recueil Proses écorchées au fil noir que cet article recensait, c’est plus largement la poésie de Béatrice Bonhomme dans son ensemble qui relève de la stèle. En effet, Béatrice Bonhomme cherche à fixer une trace contre le risque d’effacement. Elle prend soin des proches disparus en leur redonnant vie par le poème. Telle la stèle, le poème marque le seuil entre vie et mort, passé et présent, visible et invisible… Béatrice Bonhomme donne forme à l’absence et sacralise la parole, laquelle n’est plus le bavardage du quotidien mais une parole orientée vers l’universel.


Née en 1956 à Alger, Béatrice Bonhomme a grandi à Nice où elle vit toujours et où elle est Professeur de Littérature française du XXe siècle à l’Université. Spécialiste, entre autres, de Pierre Jean Jouve et de Jean Giono, elle a beaucoup contribué à inscrire la poésie contemporaine au programme de la faculté de lettres. En 1994, elle fonde la revue Nu(e), qui paraît d’abord au format papier avant de migrer sur Internet ; la revue consacre de très nombreux dossiers à de grands poètes contemporains. Elle m’a fait l’honneur de diriger ma thèse de doctorat consacrée à l’œuvre de Jean-Michel Maulpoix, soutenue en janvier 2015.

Il est donc naturel que de nombreux articles de ce site lui soient consacrés. En particulier, l’article « Parcours dans la poésie de Béatrice Bonhomme » se présente comme un passage en revue de ses principaux recueils. Elle m’a également consacré plusieurs entretiens. Vous trouverez ci-dessous la liste des articles qui lui sont consacrés.


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