L’Académie française répond à vos « questions de langue »

Êtes-vous déjà allé sur le site Internet de l’Académie française ? C’est un site que je recommande à tous ceux qui, un jour ou l’autre, se sont posé des questions sur le bon usage de la langue française. En outre, il est possible, via le site, d’écrire au personnel de l’Académie, afin d’obtenir la clarification d’un point particulier.

Ici même, sur Littérature Portes ouvertes, vous trouverez plusieurs billets concernant certaines difficultés de la langue française, comme les subtilités de l’accord du participe passé, le fait que les bus ne sont pas « blindés », que les mots « empreint » et « emprunt » ne sont pas synonymes. Plus largement, la catégorie « linguistique », accessible sur la droite de votre écran parmi la liste des catégories, vous permettra de retrouver facilement tous les articles consacrés au sujet.

Avez-vous déjà lu… le premier écrivain au monde ?

Avez-vous déjà entendu parler de Enheduanna ? Non ? Pourtant, elle était le premier poète de l’humanité ! Cet article du blog Textualités traite ainsi d’un texte littéraire vieux de plus de 4200 ans !


(Image d’en-tête : écriture cunéiforme sur une tablette de l’époque de Sargon II, Mbzt, Wikimedia Commons, libre de réutilisation)

« L’étoile a pleuré rose au cœur de tes oreilles,
L’infini roulé blanc de ta nuque à tes reins,
La mer a perlé rousse à tes mammes vermeilles,
Et l’Homme saigné noir à ton flanc souverain. »

Arthur Rimbaud, Poésies 1870-1871,
dans Poésies, Une Saison en enfer, Illuminations,
Paris, Gallimard, coll. « folio classique », p. 114.

Le poème d’à côté (3) : Arthur Rimbaud

On ne présente plus Arthur Rimbaud, jeune poète ardennais devenu avec le temps un véritable mythe, génie précoce et adolescent provocateur. L’un de ses plus célèbres poèmes est le Dormeur du val, où le « soldat » étendu au sol a « deux trous rouges au côté droit ». Tournons donc la page, pour lire le poème suivant, beaucoup moins célèbre…

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Le poème d’à côté (2) : Paul Verlaine

Je vous citais récemment la « Chanson d’automne » de Verlaine, qui est l’un de ses plus célèbres poèmes. Profitons-en pour découvrir aujourd’hui le poème d’à côté, c’est à dire « l’heure du Berger »…

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« Les mots parfois se précipitent.

La page bleuit, s’étale, se déplie, s’allonge, bientôt plus vaste que la mer. Elle se lève et forcit. Elle prend vers le ciel son essor. On voudrait croire alors qu’elle n’est plus ce vain chemin d’encre qui se hasarde vers nulle part, mais le cœur retrouvé de l’amour. »

Jean-Michel Maulpoix, Une histoire de bleu (1992, rééd. 2005),
Paris, Gallimard, coll. « Poésie », III-7, p. 61.

« Les aveugles » de Charles Baudelaire

Rubrique « Le poème d’à côté »

Le poème d’à côté

C’est aujourd’hui avec Charles Baudelaire que je m’apprête à inaugurer une nouvelle catégorie d’articles que j’intitulerai « le poème d’à côté ». Le principe est simple : il y a des poèmes très connus, présents dans presque toutes les grandes anthologies, fréquemment étudiés à l’école. Eh bien, je vous présenterai le poème d’à côté, c’est-à-dire le poème qui le suit ou le précède dans le recueil publié par le poète.

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Prêts pour la rentrée… littéraire ?

1. Un phénomène plutôt ancien

La rentrée littéraire, c’est cette période où les éditeurs font paraître un grand nombre de nouveautés. Ce phénomène est plutôt ancien : d’après un article du Monde, citant un propos de Bertrand Legendre, l’expression serait apparue, entre guillemets, en 1936. Et si l’on en croit le Huffington Post, qui se réfère lui-même à Renan, le phénomène daterait de la fin du XIXe siècle.

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Des Moulins à paroles

Connaissez-vous le blog « Moulins à Paroles » ? C’est en parcourant la « newsletter » du site Poezibao consacré à la poésie contemporaine, dont je vous ai déjà parlé, que je l’ai découvert, et j’ai pensé que cela pourrait vous intéresser. S’il porte essentiellement sur l’apprentissage de la lecture par la poésie en milieu scolaire, on trouve également des articles intéressants sur de grands poètes comme Baudelaire, ou des extraits de poèmes contemporains. Vous le trouverez à l’adresse suivante : http://touslesmap.org/.

Qu’en pensez-vous ?

Pourquoi les grammairiens parlent-ils de « tiroir verbal » ?

Le saviez-vous ? Si, dans l’enseignement primaire et secondaire, on parle des « temps » de l’indicatif (ou du subjonctif), les grammairiens, eux, préfèrent parler de « tiroir verbal ». Il y a une raison à cela. C’est que le présent, le futur, l’imparfait ou encore le passé antérieur ne servent pas seulement à du repérage temporel. On pourrait même dire qu’ils servent rarement à cela.

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