Griffonnages d’enfant

« Mon péché
— et qui de nous fut sans péché —
j’ai continué de croire au bleu du ciel
de voir les arbres, les étoiles, les nuages comme des amis […] »

Nizar Kabbani, « Griffonnages d’enfant », Femmes, Arfuyen, trad. Vénus Koury-Ghata,
cité d’après Farouk Mardam-Bey, Rachid Koraïchi, Abdallah Akkar, La Poésie arabe,
Petite anthologie
, Mango Jeunesse, Album Dada, 1999.

Une conférence d’Arnaud Villani sur Lucrèce à Nice

Je me permets de relayer une information qui vous intéressera peut-être : Arnaud Villani, professeur honoraire de chaire supérieure en philosophie, interviendra prochainement à l’Université de Nice, dans les locaux de la Faculté de Lettres, au sujet des « Tournants et césures dans l’œuvre de Lucrèce ».

  • Où ? Université de Nice, U.F.R. Lettres, Arts et Sciences Humaines, Boulevard E. Herriot, Nice. Bâtiment de l’Extension, 3e étage, salle 301.
  • Quand ? Vendredi 29 janvier 2016 à 17 h.

Qu’est-ce que le « lyrisme critique » ?

Le lyrisme critique, également parfois appelé nouveau lyrisme, est une tendance poétique née dans les années quatre-vingts en France, ensuite théorisée notamment par Jean-Michel Maulpoix à travers des essais tels que Du Lyrisme et Pour un lyrisme critique.

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Jeu du nouvel an : les surréalistes

Pour bien commencer l’année, rien de tel qu’un petit jeu amusant. Alors, à l’occasion du nouvel an, je vous propose un quiz, que j’ai réalisé sur le site JetPunk. Saurez-vous retrouver, en moins de cinq minutes, les noms de onze poètes français surréalistes ? Attention, le chrono tourne !

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Joyeuses fêtes de fin d’année

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Flocons de neige (Jill111, Pixabay, libre de réutilisation)

« La neige est une pluie très pure, froide et blanche qui tombe sans se précipiter, avec une infinie douceur. J’aime cette poudre tranquille qui brille si fort au soleil. »

Jean-Michel Maulpoix, Journal d’un enfant sage,
Paris, Mercure de France, 2010, p. 76.

Les débuts de romans

Je voudrais vous parler aujourd’hui des débuts de romans. Les tout débuts. Je n’entends pas par là ce que l’on appelle, un peu pompeusement il est vrai, l’incipit, mais beaucoup plus court que cela, à savoir la toute première phrase. Ces premiers mots par lesquels s’ouvre le récit, et qui nous font entrer dans l’univers du roman.

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Quand Louise Colet visite Nice

Surtout connue pour avoir été l’amante de Flaubert et de Musset, Louise Colet était aussi une écrivaine renommée. Dans L’Italie des Italiens, elle décrit notamment son arrivée et son séjour à Nice, ville italienne récemment passée sous administration française. Quel visage de la ville apporte-t-elle ?

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Osez l’aphorisme !

La revue Traversées s’intéresse aux aphorismes…

Traversées, revue littéraire

 

Un vocable savant pour quelque chose qui l’est beaucoup moins, l’aphorisme est essentiellement ludique. 

Comme l’on s’en doute, cela vient du grec : « aphorismos » qui signifie définition. 

Mais le sens a évolué : « courte maxime », nous dit le Larousse encyclopédique. 

« Un énoncé autosuffisant » qui « peut être lu, compris, interprété sans faire appel à un autre texte », explicite Wilipédia qui propose « sentence » comme synonyme. 

Bref, l’aphorisme est indispensable, puisqu’il ne sert à rien (ce qui, en soi, est déjà un aphorisme !)… sinon à relativiser, à vous divertir. Il a été pratiqué de tous temps. En particulier par les poètes et les philosophes. Plus près de nous, par un Prévert. Et chez nous, par les surréalistes : Louis Scutenaire dans ses Inscriptions, Achille Chavée dans ses Décoctions… Du cher Achille, «Chassez le naturel, il revient à vélo» ou «

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« Et le beau corps de la chair
Un bleu interrompu de quelques tirets d’or
Ou son entracte parmi les aromates
Car la mer chante où un nageur s’épanche
La transparence et la rotonde
Sans nul appui devant la corde du silence
Et la péripétie s’isole
Quelque regard vacant se rappelle un baiser
Dans une tâche d’ombre ornée par le rivage
Quand le soleil parfait a dissipé l’émoi »

Gabrielle Althen, La raison aimante, Sud, Marseille, 1985, p. 19.

« Inventer une langue »

« Inventer une langue » : la formule est de Rimbaud, et certains semblent l’avoir prise littéralement. En effet, il existe sur Internet des communautés d’usagers qui se renseignent et partagent autour de la création d’idiomes imaginaires, dans la lignée notamment de Tolkien qui faisait parler les personnages du Seigneur des Anneaux dans leur propre langage. Petit tour d’horizon de ces « langues construites »…

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Pallier et remédier

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Il est une faute d’usage courante, qui consiste à écrire le verbe pallier avec un complément d’objet indirect, alors que ce verbe est transitif direct. Autrement dit, il convient d’écrire que l’on pallie un problème, et non que l’on pallie à un problème. Si vous tenez absolument à utiliser une construction indirecte, choisissez plutôt le verbe remédier, qui, lui, est bien transitif indirect.

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Jeu : êtes-vous forts en grammaire ?

La langue française a ses subtilités qui font toute sa saveur. Au-delà de la grammaire scolaire, qui parfois simplifie les choses, les recherches des grammairiens montrent qu’une pluralité d’interprétations est parfois possible dans l’analyse d’une phrase ou d’un énoncé. Voici quelques énigmes…

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