« Essayer de communiquer avec le mystère de vivre, est-ce entrer dans les ténèbres ? »
Marie-Claire Bancquart, Verticale du secret, quatrième de couverture.
« Essayer de communiquer avec le mystère de vivre, est-ce entrer dans les ténèbres ? »
Marie-Claire Bancquart, Verticale du secret, quatrième de couverture.
Dans la rubrique « Le poème d’à côté », je vous propose de découvrir un poème qui se trouve à côté d’un poème très célèbre. C’est un moyen de sortir des sentiers battus et de découvrir des poèmes méconnus, souvent délaissés par les anthologies. Aujourd’hui, c’est le tour de Victor Hugo.
« Je ne crois pas que soit de poésie vraie qui ne cherche aujourd’hui, et ne veuille chercher jusqu’au dernier souffle, à fonder un nouvel espoir. »
Yves Bonnefoy (1923-2016)
« A quoi bon des poètes en temps de détresse ? », demandait le poète allemand Hölderlin. Il me semble que cette puissante affirmation d’Yves Bonnefoy peut constituer un début de réponse : la « poésie vraie » est tendue vers un « nouvel espoir ». Elle ne prétend pas en posséder les clefs, elle est simplement à sa recherche, elle y travaille « jusqu’au dernier souffle ». Laissons-nous donc porter par le « souffle » de la poésie…
De Paul Verlaine, certains poèmes sont très connus : je pense à « Chanson d’automne » ou à « Mon rêve familier », par exemple. D’autres, en revanche, le sont moins. Je me suis ici fondé sur le nombre de résultats dans un moteur de recherches pour déterminer le moins connu des Poèmes saturniens. Il s’agirait, si l’on en croit ces chiffres, de Sub urbe.
Marie-Claire Bancquart est une voix importante de la poésie contemporaine, à laquelle j’ai déjà consacré plusieurs billets de ce blog. Mais elle n’est pas seulement une voix, elle est aussi un cri…
« J’aime que le papillon de nuit fasse preuve d’un souverain mépris à l’égard de nos occupations savantes et choisisse de vivre à l’heure frileuse où les hommes ronflent sur le dos pour la plus grande joie des étoiles moqueuses et de la mort. »
Jean-Michel Maulpoix, La Parole est fragile,
Manier-Mellinette, Imprimerie de Cheyne, Le Chambon sur Lignon, 1981, III-1, p. 27.