Né à Gênes, en Italie, en 1959, Roberto Marzano est un poète-compositeur-interprète, qui s’accompagne volontiers de sa guitare pour déclamer sa poésie. Il se présente lui-même comme un « poète sans cravate », ce qui annonce l’autodérision dont il sait faire preuve, en même temps que son sens de l’humour. Il est l’auteur d’un recueil intitulé Dialoghi scaleni, et il a participé à l’anthologie Cheveux au vent en soutien aux femmes d’Iran qui résistent au régime en place.
Roberto Marzano a récemment publié sur Facebook un poème malicieux, qui ne se prend pas au sérieux, et se moque gentiment de ces vantards qui font beaucoup d’esbroufe, comme on dit par chez moi, mais qui n’en ont pas tant que ça dans le pantalon. Avec l’autorisation du poète, je vous propose de découvrir ce poème, en version originale et dans une traduction personnelle.

Quelqu’un — ne me demandez pas qui, je ne le dirai jamais — m’accuse de n’écrire dernièrement que des poèmes plutôt mélancoliques, et il a, hélas, bien raison. Oui, je suis d’humeur mélancolique en ce moment, mais mon côté joueur finit toujours par ressortir. Le poème qui suit, écrit il y a deux heures, est un peu « osé », et il est inspiré par ces « petits hommes » qui font tant de fumée et peu de feu. Tout mon respect, en revanche, pour ceux qui ne font pas semblant de faire du feu.
PRIS EN FLAG !
J'en ai une grosse, j'en ai une dure,
comme un poteau de chantier
pour soutenir ce mur
où tu te tiens la tête en bas
et me supplies suavement :
"allez, montre-la-moi,
seulement un petit coup d'oeil,
je te le jure, rien de plus !"
Je le ferai, belle donzelle,
mais aujourd'hui je l'ai laissée à la maison,
je l'ai fichue dans la machine à laver,
tu sais, après trop d’activité,
mais ce sera beau quand même
comme l'eau d'un ruisseau,
on n'en a pas forcément besoin
pour jouir de volupté.
Je sais bien que je t'ai un peu déçue,
mais demain, je te la montre,
je lui ferai un double noeud
et je ne pourrai pas l'oublier...
Auteur : Roberto Marzano. Traduction : Gabriel Grossi. Image d’en-tête trouvée sur Canva.

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Ce n’est pas de la poésie. C’est juste un joli virelangue!
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Ce n’est pas un virelangue qui est un exercice de diction, et bien un poème grivois, assez gentillet d’ailleurs, et somme toute amusant, ce pourquoi je l’ai publié ici 😉
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Oui, Marcello et Gabriel. D’un point de vue poétique, ce n’est qu’un petit jeu. Plus que la forme, le contenu est ici important. Merci beaucoup… 🙂
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Oui, Marcello et Gabriel. D’un point de vue poétique, ce n’est qu’un petit jeu. Plus que la forme, le contenu est ici important. Merci beaucoup… 🙂
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chansonnierguitarpoetinho = Roberto Marzano
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