Une folle nuit de l’écriture

C’est un événement inédit dans les Journées Poët Poët. Un pari un peu fou, il faut bien le dire. Passer toute la nuit, dehors, à écrire. En compagnie du poète Tristan Blumel, sur le parvis de l’ancienne Gare du Sud, à Nice.

Après l’Ariane, après Pasteur, la Petite Maison de Poësie poursuit son tour des quartiers de Nice, en s’installant dans le quartier Libération, sur le parvis de l’ancienne Gare du Sud. Le concept ? Un espace intérieur intime, offert à un poète, qui la décore et l’habite, le temps d’une journée. Et des espaces extérieurs pour déclamer, réciter, écrire, partager.

Cette année, Tristan Blumel a souhaité aller plus loin. Proposer quelque chose d’un peu plus fou, d’un peu plus décalé. Une traversée de la nuit. Une grande nuit de l’écriture. Une insomnie poétique. De 21h à midi, dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 mars.

L’idée est simple mais efficace. De grands rouleaux de papier, déroulés sur la place. Des feutres, stylos, crayons, pastels. Libre à chacun de s’emparer d’un segment de tapisserie, pour écrire, dessiner, imaginer, rêver. Et cela, toute la nuit durant.

Et cela a eu du succès ! Beaucoup de monde s’est pressé sur la place niçoise. Bravant le froid de la nuit. Il y avait notamment les personnes présentes à la soirée du Poulailler : les deux événements se suivaient chronologiquement, de sorte que le public du premier s’est naturellement dirigé vers le second.

L’énergie de Tristan Blumel, sa passion communicative, son dynamisme inventif ont fait le reste.

Et donc, nous nous sommes retrouvés en pleine nuit, à refaire le monde, à écrire par terre sur la place, sous le regard intrigué de quelques passants. Peu, bien sûr, ont traversé toute la nuit. Je suis parti vers 23 h 30, heureux d’avoir assisté à cet événement insolite, d’avoir moi aussi griffoné quelques mots sur le grand rouleau blanc, dans la compagnie des poètes.


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Un commentaire sur « Une folle nuit de l’écriture »

  1. « Autrefois, au temps où le ciel était très proche de la terre, les femmes dogons décrochaient les étoiles et les donnaient aux enfants.Quand ceux-ci étaient las de jouer, les mères leur reprenaient les astres et les replaçaient dans la voûte céleste. »

    M. Griaule, Jeux dogons.

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