« Ouvrez la porte, les fenêtres, crevez le plafond, éventrez les murs. Laissez-la s’envoler ! Elle a le crâne tatoué d’étoiles filantes. »
Michèle FINCK, « Mademoiselle Albatroce », Balbuciendo,
Paris-Orbey, Arfuyen, 2012, p. 22.
« Ouvrez la porte, les fenêtres, crevez le plafond, éventrez les murs. Laissez-la s’envoler ! Elle a le crâne tatoué d’étoiles filantes. »
Michèle FINCK, « Mademoiselle Albatroce », Balbuciendo,
Paris-Orbey, Arfuyen, 2012, p. 22.
« J’ai un camion jaune avec des ailes bleues, un volant rouge et une hélice orange. Papa dit que c’est un avion, mais je ne le crois pas. J’ai beau appuyer sur tous les boutons, il ne décolle pas. Il joue de la musique, comme mon lapin en peluche et ma vache. Moto rouge, train bleu, arbre très vert : j’habite un monde sonore et qui marche sur piles, fait de couleurs vives et d’objets simples. »
Jean-Michel Maulpoix, Journal d’un enfant sage,
Paris, Mercure de France, p. 21.
Continuer à lire Citation du jour — Germain Nouveau
« Comme une ville qui s’allume
Et que le vent achève d’embraser,
Tout mon cœur brûle et se consume,
J’ai soif, oh ! j’ai soif d’un baiser. »
Continuer à lire Citation du jour — Poésie chinoise
« Au son des flûtes et des tambours,
Les chants des rameurs naissent.
Des plaisirs épuisés, il sourd
D’autant plus de tristesse. »
« Neige danse vent dans les feuilles
Ce mouvement sans fin des herbes
Cette en-allée que rien ne peut rompre
Une beauté nue que la main ne peut prendre »
Laurence Chaudouët, La Grâce ou l’Oubli, Les Presses Littéraires, coll. « Florilège », 2020.
Prix de poésie 2020 « Yolaine et Stephen Blanchard »
« J’ai serré mon ami contre mon cœur. C’était
après la grande traversée des rêves,
et le matin pesait sur nous avec son grand secret de flamme
qui brûle à neuf le monde ancien.
J’ai dit : cette journée doit être belle,
marchons parmi les rues, sachons
saluer la lumière, fût-elle grise,
viens avec moi.
Mais il tournait son visage contre mon cœur.
Alors je dis : sachons inventer la lumière
qui est cachée dans un regard. »
Jean-Yves Masson, Onzains de la nuit et du désir,
d’après l’édition bilingue italienne Stanze della notte e del desiderio,
trad. Marco Vitale, Jaca Book, Milan, 2008,
via « Google Livres ».
Je voudrais vous présenter aujourd’hui un poème que je connais depuis l’enfance, puisque mon père, instituteur, avait l’habitude de l’enseigner à ses élèves, en leur proposant de chercher des variations d’intonation et des bruitages susceptibles d’en souligner le sens. J’ai ensuite redécouvert ce poème en khâgne où j’ai dû en proposer un commentaire composé. Il est du poète belge Verhaeren, et je le cite à partir de l’édition des Poèmes parue en 1895 aux éditions du Mercure de France, telle que retranscrite par Wikisource.
Continuer à lire « Les horloges » de Verhaeren
« Je me ferai pavoiser des terres incultes
je vous donnerai la lumière de mes yeux
de long en large voici mon souffle
pour accoupler la vie éventrer le pain »
Gemma Tremblay, Cratères sous la neige,
Montréal, Librairie Déom,
coll. « poésie canadienne », 1966, p. 13.
C’est peu dire que nous vivons une période anxiogène. Une pandémie qui dure et ne faiblit pas, des violences et des assassinats, des catastrophes naturelles… Sans doute importe-t-il de se préserver un peu. Pourquoi ne se détournerait-on pas, pour un temps, des nouvelles angoissantes des journaux télévisés, pour découvrir quelques poèmes ? La lecture de poésie peut-elle faire du bien ? Un peu de beauté dans ce monde de brutes !
Continuer à lire Des poèmes qui font du bien
« Comment ? Comment dire ? La grâce.
La vie vivante. L’écume et le large.
Voix faite pure joie.
Son et silence joie.
Don. Don de la joie. Don. »
Michèle Finck, La Troisième main, Arfuyen, Paris-Orbey, 2015, p. 73.
« Hoc ante omnia fac, mi Lucili :
disce gaudere. »
« Fais ceci avant tout, cher Lucilius :
apprends à te réjouir. »
Sénèque, Ad Lucilium (Lettres à Lucilius), III, 23, 3 à 5.
Je vous propose aujourd’hui de découvrir un poème de Valérie Rouzeau. Née en 1967 dans la Nièvre, elle est connue tant pour son travail de traductrice que pour son œuvre poétique, riche à ce jour de nombreux recueils. Elle a écrit des chansons pour le groupe Indochine. Son œuvre a récemment fait l’objet d’un numéro de la revue Nu(e). Le poème ci-dessous est extrait de l’un des recueils les plus récents de la poète, Sens averse, paru en 2018 aux éditions de La Table Ronde.
Continuer à lire Citation du jour : le cochon de Valérie Rouzeau
« Rien n’est plus paisible que des ruines. Il y règne des rongeurs, des serpents, des hiboux. Au cœur de ce tissu d’odeurs et de présences assemblées, l’homme transporte sa prison. — Mastique, avec le sourire ! »
Pierre Perrin-Chassagne, « Les ruines »,
dans La Porte et autres poèmes,
Editions Possibles, 2018, p. 76.

Je viens de découvrir, via les réseaux sociaux, un joli petit poème sur les mois de l’année. Il est de Patrick Joquel, et il est diffusé sur son site Internet. Il peut faire écho à la dernière « Citation du jour », consacrée au poème « Septembre » de François Coppée. Il se prête bien, également, à une étude en classe, en particulier en cycles 1 et 2. Je me permets donc de vous en indiquer le lien, en espérant que vous l’apprécierez.
Continuer à lire Patrick Joquel et les mois de l’annéeContinuer à lire Citation du jour : « Septembre » de François CoppéeSeptembre
Après ces cinq longs mois que j’ai passés loin d’elle,
J’interroge mon cœur ; il est resté fidèle.
« Eurêka cela ne tienne ! »
Valérie Rouzeau, Éphéméride, La Table Ronde, 2020,
via « Google Livres ».
Un sonnet de Sandrine Montin
Pour Laetitia et aussi pour Christophe
Pour Christophe et pour Loris
Pour Loris et Laetitia
Pour Christophe et moi
L’oiseau chanteur chantait dans le pin tous les jours
Il a réjoui mon cœur en chantant son amour
Et quel est son amour si ce n’est donc ce chant
Qui célèbre la vie le fait d’être vivant
Continuer à lire Citation du jour : France Burghelle Rey
« J’ai pris ma vitesse de croisière
mes voyelles noyées dans la baie du poème
« Parmi les citronniers
affleuraient les traces
des labyrinthes
ici
l’eau
n’altérait le son
ni le hasard
quand se fractionnait
la réponse
naquit
la légende
ou une autre
lecture
des cités
des masques d’or
qui sommeillent »
Esther Tellermann, Un versant l’autre, Paris, Flammarion, 2019,
via « Google Livres ».
« Pleure comme si la rivière était entrée en toi
disent les gens de l’eau
Et laisse ta voix derrière toi pour mieux t’écouter par temps de pluie »
Vénus Khoury-Ghata, Gens de l’eau,
Paris, Mercure de France, 2018,
via « Google Livres ».